vendredi 1 août 2008

8100 km : Bamako, Ségou et Djenné

Voilà cinq jours que nous sommes au Mali ! Nous sommes restés 2 jours à Bamako la capitale puis nous avons repris la route pour un peu de tourisme. D’abord la ville de Ségou, une jolie ville sur le bord du fleuve Niger.
Les bords du fleuve sont animés, scènes de la vie quotidienne : palabres, lessives, pêche, déchargement des marchandises venant de Gao et de Tombouctou…

Petite balade en pirogue, nous nous rendons dans un village de potiers, encore une occasion de prendre des photos :
Le lendemain nous reprenons la route direction la ville de Djenné, ville bien connue pour sa mosquée, classée au patrimoine de l’Unesco.La ville sur son île a du charme mais nous sommes un peu déçus par l’agressivité des enfants et impressionné par la saleté des rues…

Nous nous sommes pris une belle pluie d’orage cet après midi… moi qui avais mis un marcel pour rattraper mes marques de bronzage à la façon tee-shirt… encore raté !
Pas beaucoup d’inspirations pour les commentaires cette fois ci… on dira que les photos parlent d’elles même !

Nous sommes tout près du Burkina, environ 300 km, les plus difficiles car la route n’est pas goudronnée, et vue qu’il a plu ces jours ci, ça risque d’être une grande piscine, ou un fleuve de boue… on verra bien si ça passe !
En tous cas nous devrions être a notre terminus, la ville de Nouna, samedi en fin de journée si tout se passe comme prévu. Je vous tiens au jus.
A bientôt !

lundi 28 juillet 2008

7300 km : Le dimanche à Bamako …

Nous voilà arrivés au Mali ! Nous avons passé avec succès la frontière samedi à la tombée de la nuit et sommes maintenant installés, depuis dimanche, à Bamako capitale du Mali.


La partie « délicate » du voyage est passée : la route de l’espoir. C’est la route qui traverse la Mauritanie d’ouest en est et qui trimballe une très mauvaise réputation (à torts) depuis qu’une famille française s’est faite assassiner lors de la traversée du désert…

Cet attentat, qui s’est déroulé l’année dernière a ruiné le tourisme dans le pays en lui donnant une sale réputation. C’est vrai que pas mal de gens à qui j’avais parlé du voyage m’avaient demandé si ça ne craignait pas trop de passer par là. Beaucoup d’agences de voyage ont annulé les séjours qu’elles proposaient, les compagnies aériennes leurs vols... Forcement les gens qui vivent du tourisme en Mauritanie en souffrent énormément !
Le plus rageant c’est que les agresseurs et assassins n’étaient pas mauritaniens mais gambiens et que ces glands se sont fait pincer quand ils ont voulu passer la frontière avec les véhicules volés… Au contraire la Mauritanie est l’un des pays d’Afrique ou il y a le moins de vols et d’agressions… c’est dommage quoi ! Venez en Mauritanie ! N’ayez pas peur les gens sont vraiment accueillants et sympathiques !
Bref revenons à notre petit périple :

Donc… oui, la route de l’espoir :
On a mis à notre grande surprise seulement deux jours pour la traverser, la route est impeccable ! rien à dire ! 2-3 trous par ci par là, mais rien de grave.
Ce qui est marrant c’est que tout au long de ces kilomètres on observe le changement des paysages, de plus en plus verts.

D’abord le sable et les dunes :

Puis progressivement on rentre dans le sahel, les buissons et les arbres se multiplient et les touffes d’herbes apparaissent, faut dire que la pluie est beaucoup tombée dans cette région ces derniers jours, normalement ce n’est pas aussi vert.

A noter le nombre impressionnant de cadavres d’animaux sur le bord de la route (Zébus, ânes, chameaux, biquettes…), j’vais dire qu’on en a croisé approximativement … 214 ! Peut être beaucoup plus !

Maintenant depuis 500 km, les paysages sont complètement verts, c’est la saison des pluies en Afrique de l’ouest et on a reçu nos premières gouttes hier avant d’arriver à Bamako, limite ça fait du bien car la température baisse un peu, il doit faire dans les 30°, on a quand même atteint les 50° dans le nord de la Mauritanie !

On est contents d’être dans un nouveau pays, et on s’étonne de la différence qu’il y a entre les deux côtés de la frontière, rien à voir ! en 20km la langue change, les habitations ne sont plus du tout les mêmes (nous avons vu nos premières cases). On a aussi été étonnés par la différence entre les couleurs de peaux. On passe des pays arabes à l’Afrique noire, des dunes aux baobabs, des chameaux aux chevaux, des melhafas aux boubous, des fantas à la bière !!

En tout cas nous voilà à Bamako, arrivés un dimanche ça ne pouvait pas mieux tomber !
Aujourd’hui c’est visite de la ville et encore repos ! On en a bien besoin.
On trinque à votre santé !
Ciaooo Ciaoooo

jeudi 24 juillet 2008

5700 km : le banc d’arguin traversé !

Nous sommes donc en Mauritanie depuis quelques jours, depuis le dernier post en fait ! Nous avons passé une nuit à Nouadhibou chez Momo dans son auberge bien sympa. Il nous a aidés le lendemain à trouver un guide pour nous rendre dans le parc national du Banc d’Arguin, une réserve naturelle très connue car elle sert de lieu de passage pour tous les oiseaux migrateurs qui remontent vers le nord. Notre guide s’appelle Fadel, surnommé le renard du désert !

Nous prenons la route pour Nouakchott, plus au sud, une route assez étrange, toute droite elle traverse le désert mauritanien, très spéciaux les paysages ! quand le vent souffle c’est apocalyptique :

Et tout d’un coup alors que nous roulons sur cette ligne droite à 80km/h pied au planché pour cause de vent fort, Fadel nous demande de tourner à droite… mais ou ? il n’y a pas de croisement !! bah là dans le sable sur le côté ! Fadel dégonfle les pneus, se met au volant et hop c’est parti pour le hors piste ! Impressionnant ! c’est le moins que l’on puisse dire !

Alors que chacun de nous aurait ensablé le fourgon dans les dix premiers mètres, lui roule à fond les ballons sur le sable chaud, le vent dans le dos, wouhouuuuuu trop bon ! ils doivent bien se marrer au Paris Dakar n’empêche ! sauf que nous on n'a pas un 4x4 mais un Renault Traffic ! :)

Je ne sais pas trop comment Fadel se repère car il n’y a franchement rien à perte de vue à part du sable. Le principe à ce que j’ai compris est de suivre les traces fraiches mais sans vraiment les suivre car elles sont remplies de sable mou et ça s’enfonce… alors on slalome entre les traces, les touffes d’herbe à chameaux et les cailloux. Ca joue de l’accélérateur, du frein à moteur et du coup de volant. 2 ensablements seulement ! Le premier nous a coûté le pot d'échappement, le deuxième quelques calories ! un ensablement grave d'après Fadel :) le chassie à terre !

Mais nous arrivons à bon port dans un campement près de la côte, petit bain dans l'atlantique, ca fait du bien !
Le campement est situé près d'un petit village de pêcheur "Iwik", nous allons voir l'arrivée des bâteaux au port ! pleins de couleurs ! un bon moment !
et encore des photosssss ! :

Le lendemain nous embarquons sur un des bateaux, une "lanche" plus précisément, nous prenons le large pour nous rapprocher des îles et des oiseaux migrateurs qui sont au rendez vous: flamands roses, pélicans, spatules blanches, même un dauphin sauvage vient nous rendre une petite visite ! super !

Encore une belle journée ! nous reprenons la route pour la capitale Nouakchott, nous y sommes actuellement, lessives, repos, visite des marchés cet après midi. Nous partons demain ou après demain vers le Mali avec encore quelques étapes dans le désert, le vrai !, on va prévoir de l'eau ne vous inquiétez pas ! ;)

N'hésitez pas à laisser des commentaires même si vous ne me connaissez pas personnellement; je sais avec les statistiques que vous êtes nombreux à passer par ici, les autres membres de l'équipe sont dans les cybers en même temps que moi et seraient également heureux d'avoir vos impressions et news.

Portez vous bien !
et à la proch' proch' !